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L'Abbaye De Mornalys

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Dans le silence des cloîtres, les moines du Moyen Age ont édifié de véritables sociétés miniatures à l'image de leurs croyances. Détenteurs des secrets de la connaissance, leur influence est grande sur le monde qui les entoure. Mais, déjà, ils préparent celui de l'avenir...

 

 

 

AU NOM DE LA FOI...

 

Moine, pourquoi?

 En ces temps troublés où famines, pillages et guerres règnent en maîtres sur un monde soumis au chaos perpétuel, les monastères font figure de havres de paix. Être moine, pour le commun des mortels, c'est être assuré de manger tous les jours à sa faim, de connaître une existence paisible régie par des principes élevés, sans crainte de lendemains difficiles. Autant d'arguments qui peuvent inciter le voyageur à rêver lorsqu'il aperçoit le long de sa route, une abbaye (monastère dirigé par un « abbé ») ou un prieuré (soumis à l'autorité d'un « prieur »).

 

La ferveur religieuse peut ainsi naître d'un intense besoin de sécurité... Parfois même, des pécheurs repentis, ou à l'article de la mort, n'ont plus qu'un seul souhait - devenir moine - pour racheter une existence corrompue et gagner une place dans un au-delà plus clément. Tout cela contribue à ce que les moines soient non seulement respectés, mais aussi enviés. Et face à un afflux toujours croissant de candidatures, les monastères sont souvent contraints de refuser du monde

 

Moine, comment?

 C'est souvent un seigneur, soucieux du salut de son âme, qui est à l'origine de la création d'un monastère. Il lui suffit d'accorder des terres et quelques richesses à un clerc et celui-ci peut alors veiller à la construction des édifices, au recrutement des moines et au bon fonctionnement de la nouvelle communauté.
Il ne reste plus ensuite qu'à établir les fondements de la vie monacale qui se doit d'obéir à trois grands principes : piété, discipline et autonomie. Comme l'a bien dit Saint-Benoît : « Rien ne prime le service divin ». Tous les membres du monastère sont donc voués, corps et âmes, à la grandeur de la religion. Dans l'enceinte d'une abbaye, l'homme n'est rien et Dieu est tout Ce n'est qu'en observant une discipline extrêmement stricte, que le moine peut faire la preuve de sa foi. Chaque communauté religieuse possède ainsi des règles propres et intransigeantes. Beaucoup d'entre elles font voeu de pauvreté, et certaines imposent le silence à leurs adeptes ; en tout cas, pour chacune d'elles, les messes doivent être nombreuses et fréquentes (jusqu'à dix par jour!). Enfin, un monastère qui se respecte ne doit pas dépendre économiquement d'une quelconque autorité séculaire (c.a.d. laïque) : son indépendance spirituelle pourrait en être affectée. C'est pourquoi il lui est nécessaire de bien gérer ses terres et son patrimoine, seuls garants de son autonomie. Paradoxalement, ces taxes perçues et les produits de certaines ventes peuvent permettre à la communauté d'accumuler quelques richesses. Comme ces dernières risquent de tenter les brigands, les murs d'enceinte doivent être
hauts et solides. Ainsi, par la force des choses, les monastères se transforment parfois en forteresses.

Moine, dans quel but?
 La tâche première d'un moine est l'adoration de son dieu. Mais, celle-ci serait stérile et égoïste si elle ne devait avoir aucun effet sur le monde extérieur. C'est . la raison pour laquelle, il doit non seulement devenir un exemple pour les croyants, mais aussi enseigner les principes de sa foi. Pour cela, de temps à autre, les paysans et les nécessiteux de toutes origines sont conviés à se rendre dans l'enceinte du monastère. Là, ils reçoivent un enseignement de base (lecture, calcul, écriture) assorti de nombreux sermons et autres cours de théologie appliquée. Et puis, pour motiver tous les « élèves potentiels, un grand repas gratuit est souvent servi. C'est ainsi que rayonne le savoir dans les campagnes les plus incultes...
Autre mission importante des moines conserver et reproduire les livres de la bibliothèque du monastère. Chaque jour, pendant de longues heures, les copistes reproduisent à la main sur du parchemin des textes sacrés et même des traités scientifiques (pourvu qu'ils ne contredisent par les dogmes religieux). Certaines copies enluminées par un membre doué de la communauté sont ardemment convoitées par les princes qui se les arrachent à prix d'or.
De nombreux monastères possèdent également un hospice en annexe. C'est dans ce bâtiment que sont soignés tous les malades qui se présentent devant les bons pères. A noter que la malnutrition étant la plupart du temps à l'origine de tous les maux, un repas copieux est souvent le plus efficace des remèdes ! Et puis, les moines peuvent aussi assoir leur influence en prêtant aux seigneurs dans le besoin les deniers dont ils n'ont pas un besoin immédiat. Un allié puissant n'est jamais trop cher payé quand la sérénité de l'institution est menacée...

 

L'ABBAYE DE MORNALYS


L'oasis spirituelle des Noubas-Terres
 Bâtie il y a plus d'un siècle au coeur d'une région de plateaux sauvages et désolés, l'abbaye de Momalys est l'ultime bastion de la civilisation dans cette contrée hostile ravagée par les pillards et les hordes du mal. Non loin de l'abbaye, sur la route qui mène jusqu'à elle, le petit village de Gorleth (153 habitants) s'est installé et vit une existence précaire soumise à l'autorité des moines. Le monastère lui-même, adossé à un petit ravin et entouré de toute part par des champs de céréales galeux, n'a que peu d'allure lorsqu'on l'aperçoit
au loin : hauts murs aveugles en pierre de taille, clocher couvert de lierre et épais portail de bois. Mais, une fois à l'intérieur de l'enceinte, c'est presque un petit village qui accueille le visiteur...


Visite guidée des communs (voir plan):

La conciergerie. Ces deux bâtiments abritent le concierge et sa famille. Ç'est lui qui accorde le droit d'entrée aux pèlerins, après les avoir déchargés de leurs armes, s'ils en possèdent. - La chapelle des étrangers. Le temple leur étant interdit, ce n'est que dans cette petite chapelle que les visiteurs peuvent faire leurs dévotions et déposer leurs offrandes.

L'hostellerie. Les étrangers peuvent passer la nuit dans cette vieille maison dont les fenêtres du premier étage (munies de barreaux!) donnent sur la campagne environnante. Le rez-de-chaussée est presque entièrement occupé par la salle commune où sont servis les repas. L'étage étant réservé aux chambres/cellules dont le confort est des plus rustiques (paillasse, table et tabouret de bois, c'est tout).

La maison des hôtes de marque. Elle est principalement destinée à accueillir les membres du haut clergé quand la fantaisie les prend de venir visiter l'abbaye. Le salon/salle à manger du rez-de-chaussée et les chambres de l'étage sont d'un « luxe » relatif.

Les écuries. En temps normal, elles ne sont occupées que par quelques mules et baudets qu'utilisent parfois les moines pour leurs déplacements.

Le colombier. Des pigeons voyageurs sont élevés dans la petite tour ronde. Le bâtiment carré est utilisé pour les soins, le baguage, etc... En cas de problème majeur, quelques pigeons peuvent être envoyés pour demander du secours aux villes et châteaux du voisinage.

Le moulin. C'est dans les deux moulins manuels de cet édifice qu'est moulue, chaque jour, la farine nécessaire à la confection du pain.

Le four à pain. Le four lui-même est sorte de gros dôme en briques.

La réserve de pain. Absolument hermétique, elle trouve toute son utilité en période de disette.

Les bains. Une pièce unique contenant deux grandes cuves en bois, un grand chaudron et une cheminée.

La maison des serviteurs. Une salle commune et plusieurs chambres exiguës. Les serviteurs dorment ici, mais mangent en principe à la cuisine.

La forge. C'est ici que sont fabriqués les vitraux, les outils, mais aussi... les armes. Ce bâtiment contient tout le matériel habituel : brasier, soufflet géant, cuves, enclumes, outils, etc..

La porcherie. En période de danger, les cochons sont laissés en liberté dans l'enceinte de l'abbaye. Ils font des « chiens de garde, tout à fait honorables...

Le poulailler. Poules, oies et canards passent leur journée dans la cour et sont enfermés au crépuscule.

La fromagerie. Un bâtiment sans fenêtre où est préparé le fromage, à partir du lait fourni par le bétail.

Étable et bergerie. Les paysans accèdent à cet endroit par la petite porte du mur d'enceinte. Chaque matin, ils viennent chercher le bétail et ils le ramènent le soir. Les bêtes servent à l'alimentation (les jours de fête !) et à l'habillement (laine et cuir).

La réserve. C'est ici qu'est entreposée la nourriture destinée à la conservation (viande salée, légumes et fruits secs, etc...). On y trouve aussi des armes, de la laine et de la farine. La porte d'entrée est juste en face des fenêtres du dortoir...

 

La journée d'un moine


... « A l'abbaye, chaque jour ressemble à celui qui l'a précédé. Notre programme est toujours le même, éternel et immuable
- Nous sommes réveillés à minuit par la cloche que fait sonner le Sacristain pour nous appeler au temple où nous célébrons les Nocturnes en chantant une quinzaine de psaumes. - Puis, nous sommes autorisés à nous recoucher, jusqu'à l'aube. C'est alors que nous retournons pour la seconde fois au temple pour les Matines. - Après quelques ablutions à la fontaine du cloître, nous nous rendons à la Salle du Chapitre et le Grand Prieur nous donne lecture de l'emploi du temps de chacun. Le mardi, le Prieur Claustral fait son rapport et ceux qui ont fauté sont condamnés aux fers, au carcan ou à la fosse, selon les cas.
- Nous travaillons alors jusqu'à neuf heures, heure à laquelle la cloche nous appelle pour le Premier Office. - Le reste de la matinée est dévolu à la méditation et aux tâches ordinaires. Les paysans viennent chercher le bétail et les serviteurs s'occupent de l'entretien.
- Au milieu de la journée, nous nous réunissons encore pour chanter la Grand Messe.
- Après nous déjeunons au réfectoire, alors que lun d'entre nous lit les Textes Saints. A la fin du repas, nous avons droit à une courte période de repos, avant de retourner travailler toute l'après-midi.
- Le soir, la sonnerie des Vêpres est le signal d'un nouvel office. -Après un souper frugal, il ne nous reste plus qu b prier pendant une heure ou deux avant de rejoindre nos couches où nous dormons jusqu'à minuit sous la surveillance de deux de nos frères qui veillent sur notre sommeil.. »

Extrait du journal intime de frère Tholomé saisi par frère Ignacius. Le coupable a été puni.


L'hospice, soins pour tous
 C'est ici que les clercs et certains moines pratiquent la médecine. La plupart des patients de l'hospice sont des paysans, qui, parfois, servent de « cobayes » aux médecins qui s'occupent d'eux. Au cours des années, l'abbaye de Mornalys s'est faite une excellente réputation en ce qui concerne certaines maladies graves comme la lycanthropie, la vérole tétanisante et les séquelles magiques. Mais, les traitements de ces affections coûtent cher et les patients doivent débourser des sommes importantes s'ils veulent espérer une guérison rapide
La majeure partie de l'hospice est occupée par un grand dortoir où les paillasses des malades sont installées dans le plus grand désordre et dans des conditions d'hygiène plus que douteuses. La « salle d'opération », étroite et mal aérée, ressemble plus à un lieu de supplice qu'à autre chose : les murs sont couverts d'instruments divers et barbares (scies, pinces, tenailles et couteaux) destinés aux trépanations et ablations diverses qui font les délices des moines chirurgiens. Dans la pièce réservée au moine apothicaire, ce dernier prépare et entrepose ses potions, onguents et remèdes. La porte en est fermée par une imposante serrure. Tout comme le bâtiment de l'herboriste où sont remisées de nombreuses plantes rares aux propriétés les plus variées. Certains produits ne doivent pas être laissés entre toutes les mains...


Le cloître, le cœur et le chœur
A l'exception des cuisines et du temple (où l'on peut être admis exceptionnellement), toute la partie centrale de l'abbaye est exclusivement réservée aux moines. C'est là qu'ils prient, mangent, dorment et vivent la majeure partie de leur existence :

  • La salle du Chapitre, dont le mobilier le plus remarquable est un énorme lutrin de bronze en forme d'aigle, est réservé à l'étude de la théologie et la lecture des textes sacrés.

  • C'est dans la grande salle du rez-de-chaussée de la bibliothèque que l'on copie, enlumine et restaure les ouvrages entreposés au premier étage. Seul le moine chargé de la conservation des livres - le préchantre - a le droit de pénétrer au premier étage où sont conservés des milliers d'ouvrages divers auxquels même l'Abbé ne peut accéder directement.

  • Le dortoir des moines est composé de deux grandes salles (une au rez-de-chaussée, l'autre à l'étage). Les moines dorment sur de maigres paillasses, entassés les uns sur les autres, et n'ont pas le droit d'avoir des draps. Les dortoirs restent éclairés toute la nuit afin d'éviter les tentations « démoniaques » engendrées par les ténèbres.

  • L'infirmerie du cloître est réservée aux moines eux-mêmes qui s'y font soigner par leurs pairs.
    Les cuisines sont ouvertes à tous. Les repas : gruau et fèves la semaine, plus quelques neufs le dimanche.

  • Le temple est le centre névralgique de la communauté. En principe, seuls les religieux (clercs et moines) peuvent y accéder. Tous les offices se tiennent ici, dans un décor des plus classiques : bancs, autel, reliquaire, etc..

Quelques personnalités...

  • Père Adalbéron. Maître suprême de la communauté, selon la hiérarchie stricte qui la régit, il est le Grand Abbé qui gère d'une poigne de fer les affaires du monastère. Adalbéron est un grand homme sec d'une soixantaine d'années, dont le visa, e austère et le regard pénétrant semblent incarner toutes les vertus de l'ascèse religieuse. Sa sagesse est unanimement respectée, et s'il sait être doux et attentif aux besoins de ses ouailles, il n'ignore pas non plus les bienfaits de la sévérité.

  • Frère Ignacius. Grand Prieur, il dirige le Conseil des Prieurs (composé, à part lui, d'un Doyen chargé des affaires économiques et d'un Prieur Claustral responsable de la discipline). Petit et gras, il remplace Adalbéron quand celui-ci doit s'absenter. Le moins que l'on puisse dire de lui, c'est qu'il est aussi sévère que l'Abbé, sans avoir sa tolérance. Fanatique jusqu'au délire, il voit le mal partout et aurait déjà envoyé au bûcher la moitié des habitants de l'abbaye, si Adalbéron ne l'en avait pas empêché...

  • Frère Tholomé. Moine copiste, il est entièrement voué à la religion. Orphelin a huit ans, il a été recueilli par le monastère où il a passé toute sa vie. Aujourd'hui, à trente ans, il lui arrive parfois de regretter une jeunesse qu'il n'a pas connu. Quarante moines vivent comme lui à Mornalys, ils sont partagés en quatre catégories distinctes : les « copistes » qui travaillent à la bibliothèque ; les « médecins » qui s'occupent de l'hospice ; les « guerriers » (que l'on peut assimiler à des clercs) chargés de la sécurité et les « ouvriers ».

  • Ascelin. Cuisinier de son état, Ascelin est un homme d'une petite quarantaine d'années que des revers de chance ont poussé à devenir un « convers » ou « demi moine ». Roux, moustachu et de taille moyenne, il ne détonne pas au sein des autres serviteurs (une douzaine) qui sont pour la plupart d'anciens paysans, alors que lui était aubergiste. Comme eux, il dort à l'abbaye dont ils assurent l'entretien. Son dada : l'hostellerie, mais quel dommage que les menus ne soient pas plus variés !

  • Ourgaph. Attention, concierge méchant ! Avec sa femme Riciline (d'une laideur affligeante) et son fils Gatch (23 ans et d'une stupidité phénoménale), Ourgaph est chargé de la réception des visiteurs. Il ne se sépare jamais de son armure de cuir et sort comme un ouragan (merci, Stéphanie !) de sa maison dès qu'il entend un bruit de pas inconnu. Ses armes favorites ? Tout ce qui peut trancher, hacher, écraser, démantibuler, écorcher, casser... bref tout ce qui peut faire mal. Immense et massif, Ourgaph est aussi barbu que chevelu. Il ne sait s'exprimer que par borborygmes et un nouveau venu doit attendre l'intervention d'un autre serviteur ou même d'un moine, pour gagner l'autorisation d'entrer. Une grande question demeure : est ce vraiment un homme ?

L'habit monacal

 

Le moine porte à même la peau une « coule », une sorte de chasuble de toile grossière, qui doit être « assez large pour que les deux coudes y soient à l'aise, assez longue pour descendre jusqu'aux talons, moulée au corps et arrondie de toute part ». Cette chasuble est munie d'un capuchon. En hiver, il entoure ses pieds de bandes de toile avant de les glisser dans les sandales de cuir et de corde.
Ensuite, il enfile le « froc », une robe longue qui retombe sur les mains et dont la couleur - grisâtre ou brunâtre - est due à la couleur naturelle de la laine dont elle est tissée. Le froc est serré à la taille par une ceinture très simple (parfois en corde) à laquelle est accroché un couteau.
Mais le vêtement ne fait pas le moine ! Il faut aussi savoir que l'habitant du monastère se distingue par une grande hygiène corporelle. Quatorze fois par an, il était rasé et tondu et il devait se laver très régulièrement, ce qui n'était pas l'usage...

 

 


Comment jouer l'abbaye
Rien n'interdit de se servir de Mornalys dans le cadre d'un jeu de rôle moderne. Les institutions religieuses ont souvent conservé des caractéristiques immuables depuis le Moyen-âge. Bien sûr, il faudra adapter un peu les choses, mais il n'est pas à douter que le monastère copte de Saint Pakomios peut ressembler beaucoup à notre abbaye. En ce qui concerne les jeux médiévaux fantastiques, un premier problème est tout de suite évident : savoir de quel « dieu » on parle. En considérant le modèle chrétien, on s'aperçoit vite que la divinité mise à l'honneur dans une abbaye ne doit surtout pas être chaotique (ce qui serait incompatible avec une discipline stricte). A part ça, tout est possible. Une abbaye peut être un lieu de séjour idéal pour vos moines, prêtres, paladins et autres clercs. Ils peuvent y trouver le réconfort de l'esprit et éventuellement s'entraîner au maniement des armes (à D&D et AD&D, un prêtre qui change de niveau devrait parfois y faire un tour). Il est possible aussi, bien sûr, d'imaginer quelques scénarios ayant pour cadre l'abbaye, comme ces quelques suggestions...


L'HÉRÉSIE
Suite à de nombreux rapports étranges, les aventuriers sont chargés d'aller mener une enquête à l'abbaye. Ils pourront découvrir que les moines pratiquent des rites étranges (cérémonies dénaturées, etc...) et que le taux de mortalité de l'hospice est très élevé.
• Pour le maître : frère Ignacius est devenu fou. Avec l'aide d'un ouvrage maudit conservé dans la bibliothèque, il a concocté une potion qu'il verse tous les jours dans la pitance des moines et qui les soumet complètement à ses ordres. Les « médecins » assassinent les patients de l'hospice et les transforment en zombis dans les caves secrètes du cloître. Ignacius est persuadé d'être l'envoyé des cieux venu sur terre pour punir les pécheurs...


L'ESCORTE
Les aventuriers sont engagés par père Adalbéron alors qu'ils visitent l'abbaye. L'Abbé doit se rendre dans une ville voisine pour négocier quelques ouvrages enluminés et il a besoin de protection. Il fera le voyage avec frère Tholomé.
 Pour le maître : les péripéties peuvent être nombreuses, entre les dangers que peut encourir une petite troupe transportant de richesses dans des contrées sauvages et ceux que peut occasionner un jeune moine ignorant de tout dans une ville médiévale typique...


VOL DANS LE SAINT DES SAINTS
Des aventuriers sans scrupules (ou d'une religion différente) reçoivent la mission de dérober un ouvrage très précieux dans la bibliothèque de l'abbaye. Mais les choses se compliquent, si par exemple un « démon » a élu domicile dans ce livre et qu'il essaye de gagner sa liberté en provoquant la perte des personnages...

Comme toujours, laissez jouer votre imagination pour tirer la « substantifique moelle » de Mornalys.

Question ambiance, il est tout à fait recommandé de lire « Le nom de la rose » d'Umberto Eco (Livre de Poche no 5859) qui décrit une enquête policière au sein d'une abbaye médiévale. De quoi imaginer encore bien d'autres aventures...

 

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DnD 2005

 

Auteur : Cyril Rayer et Jacques Daistein

 

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